L 55-60 cm, E 135-155 cm
Description :
Proche cousin du Milan royal, il est plus petit, plus sombre et plus grégaire. Très grand migrateur, son régime semblable à celui-ci est plus orienté sur tout ce qu'il peut trouver à la surface des eaux. De la taille d'une Buse variable, avec des ailes de largeur plus régulière et une queue plus longue et légèrement échancrée, qui lui donne une silhouette typique en vol.
Comme un Busard des roseaux, avec une bande pâle caractéristique sur les couvertes sus-alaires, ce qui peut entraîner une confusion avec un Aigle botté sombre ; la race orientale, observée en migration au Moyen-Orient et parfois en Europe, présente, dessous, une nette zone blanche à la base des rémiges primaires pouvant faire songer au Milan royal.
Vol léger se balançant de-ci de-là; la queue, utilisée comme gouvernail, pivote fréquemment. Cercle avec les ailes tenues à plat, et non en V comme le Busard des roseaux et la Buse variable.
Juv. : parties inférieures, tête et cou fortement marqués de pâle ; base des primaires plus pâle également. Cris incluant un biu huhuhuhu vibrant parfois suivi d'un babil, et un miaulement comme la Buse variable ou le Goéland cendré.
Présent dans presque tout l'Ancien Monde (plusieurs races). Fréquente les terrains ouverts ou semi-ouverts parsemés de forêts ou de bosquets, habituellement près des lacs et des cours d'eau. Se nourrit de poissons, de petits mammifères, d'insectes et souvent de charognes et de détritus. Visiteur d'été (rare en Belgique), mars-septembre.
Commentaires du fauconnier :
Grand migrateur, il passe la moitié de sa vie en voyage. En effet, il fait aller et retour Afrique-Europe dans la même année. C'est un excellent voilier...
Extrêmement grégaire, il hante surtout les abords des cours d'eau et il trouvera toujours, dérivant au fil du courant, des poissons malades ou morts, ainsi que des déchets. Il les attrapera habilement avec ses serres. Il fréquente également les décharges à la manière des mouettes.
Il lui arrive également de capturer quelques petits animaux, et comme il profite de la pollution humaine, il est devenu le rapace le plus abondant de nos jours.
Nous lui lancons de petits morceaux de viande au-dessus de la tête des spectateurs et ils les capturent avec leurs serres, comme tout bon rapace qui se respecte, et les mangent en plein vol.
Les spectateurs qui veulent reçevoir ces oiseaux sur leur poing doivent prendre des gants qu'on leur remet, et ces sympathiques oiseaux viendront se faire admirer de très près...