Pygargue à tête blanche
Bald Eagle
[ Haliaeetus leucocephalus ]

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L 76-89 cm, E 200-230 cmAigle Américain

Description :

En plumage d'adulte, il a la tête et le cou blanc immaculé. Des grands yeux sombres et un bec jaune vif. Sa queue est blanche également. Le reste de son plumage est très sombre et contraste avec la blancheur du cou et de sa queue.


Commentaires du fauconnier :

Emblème vivant des Etats-Unis d'Amérique, le Bald Eagle est appelé également Aigle de mer ou Pygargue à tête blanche. Seuls les adultes âgés d'au moins 5 ans ont la tête et la queue blanche. Immatures, avec des couleurs sombres, ils ressemblent parfaitement à un Aigle royal ou Impérial. Même couleur et même stature: 2 m 30 d'envergure et 5 à 6 kgs en poids.
Il vit au Nord des Etats-Unis, son habitat va jusqu'en Alaska-Canada. Il se nourrit principalement de poissons, et les saumons qui remontent en grand nombre les fleuves pour aller frayer à leur source, sont une proie facile dont l'Aigle bénéficie. Il se nourrit également de mammifères : ratons laveurs, lièvres, chiens de prairie etc... La taille de ces mammifères peut même atteindre celle du renard. Ce sont de grands prédateurs!...

Ces Aigles de mer sont nés en captivité dans un Zoo Anglais en 1995. Il est en effet impossible à l'heure actuelle d'importer ces beaux oiseaux des Etats-Unis. Ils sont très protégés car ils sont passés au bord de l'extinction totale il y a 20 ans. En effet, ils étaient chassés à outrance et, de plus, les pesticides non réglementés à l'époque, rendaient leurs pontes stériles.
Les Américains, heureusement, se sont aperçus juste à temps que leur emblème disparaissait. Ils l'ont protégé énergiquement; et de nos jours, la population de ces oiseaux dans le nouveau monde, est redevenue tout à fait normale.

Le but que nous nous sommes fixé, c'est d'essayer de vous montrer nos oiseaux avec tout leur volume de vol, c'est-à-dire de les inciter à voler, loin et haut s'ils le désirent et si les conditions climatiques le permettent. En un mot, non asservis par l'être humain comme on le voit trop souvent, mais implantés sur le site. Ils peuvent même disparaître longtemps derrière une colline, ou hors de vue de l'oeil humain, dans le ciel. Ils se trouvent, à ce moment-là, à plusieurs kilomètres d'altitude, portés par des courants thermiques, c'est-à-dire de l'air chaud qui les élève sans effort à des hauteurs fantastiques, comme dans la nature.

Grâce à cette implantation de ces oiseaux sur le site nous sommes absolument certains de leur retour au bercail... Quel contraste avec des oiseaux asservis ou en cours de dressage qui ne quittent pas leur maître, qui mendient sans arrêt leur nourriture et sont incapables de voler au-delà d'une quinzaine de mètres au maximum. Ceux-là, lorsqu'ils s'aventurent plus loin, se perdent et ne reviennent pas la plupart du temps.

Ici, après leur dressage et des années d'acclimatation supplémentaire, nos rapaces considèrent l'établissement des « Aigles de la Cité » comme leur domicile, et reviennent chez eux après un périple plus ou moins long, selon leur humeur. Il n'est même plus besoin de les rappeler, c'est comme cela que nous les aimons.